(Extrait des Clés pour le judo de Jérémie.)
Le gokyō

Les nage-waza (投技 « techniques de projection », comprenant les tachi-waza 立技 « techniques debout » et les sutemi-waza 捨身技 « techniques de sacrifice »
Les « techniques hors gokyō » comprennent 8 « techniques conservées » du gokyō de 1895 (habukareta-waza 省かれた技) et 21 « techniques nouvellement nommées » (shinmeishō-no-waza 新名称の技) :
- Habukareta-waza
- Shinmeisho-no-waza
- Morote-gari** – Kuchiki-taoshi** – Kibisu-gaeshi** – Uchi-mata-sukashi – Daki-age*** – Tsubame-gaeshi – Ko-uchi-gaeshi – Ō-uchi-gaeshi – Ō-soto-gaeshi – Harai-goshi-gaeshi – Uchi-mata-gaeshi – Hane-goshi-gaeshi – Kani-basami* – Ō-soto-makikomi – Kawazu-gake* – Harai-makikomi – Uchi-mata-makikomi – Sode-tsurikomi-goshi – Ippon-seoi-nage – Obitori-gaeshi – Ko-uchi-makikomi
* Kinshi-waza (禁止技) « techniques interdites », trop dangereuses pour être réalisées en randori et en shiai.
** Saisies de jambes interdites en compétition par les règlements actuels de l’IJF.
*** Daki-age n’est plus reconnu officiellement par le Kōdōkan depuis 2017. C’est le slam qu’on retrouve dans d’autres sports de combat comme le catch ou le MMA.
Toutes ces techniques peuvent cependant être travaillées à l’entraînement suivant les objectifs de la séance et les consignes du professeur.

Littéralement, sutemi signifie « jeter son corps, se jeter », d’où « abandon de soi, prendre un risque, mettre sa vie en jeu ».
<http://judopourtous.com/PagesAnnexees/ProgressionGokyo.htm> explique aussi (mais sans citer de sources sûres) que « le Gokyō correspond[rait] aux cinq éléments [de la philosophie taoïste], à savoir l’eau, le bois, le feu, la terre et le métal se combinant avec les huit énergies célestes (huit trigrammes). Suivant cette tradition, les cinq éléments se manifestent sur terre tandis que les huit trigrammes proviennent de l’influence céleste. Le Gokyō originel du Kōdōkan comprenait donc quarante techniques permettant tout simplement de relier l’Homme (Jin) au Ciel (Ten) et à la Terre (Chi) ».